Les
tourbières, comme la plupart des zones humides, n'étaient
autrefois considérées que comme des marais putrides,
insalubres, inquiétants et dangereux, aux eaux croupissantes
porteuses de miasmes et peuplées de créatures glauques
et malfaisantes... Il fallait à tout prix les assécher,
les assainir, au nom de la salubrité publique. Ce n'est que
très récemment, depuis une trentaine d'années
seulement, que l'on a pu mieux cerner et comprendre le rôle
majeur qu'assurent ces milieux et admettre l'intérêt,
voire la nécessité, de leur conservation. Situées
à l'interface entre les milieux terrestres et aquatiques,
les tourbières sont de formidables réservoirs de vie
mais également de véritables infrastructures naturelles
qui jouent un rôle essentiel dans le cycle de l'eau. On sait,
aujourd'hui, qu'elles assurent une multitude de fonctions, communes
aux zones humides en général, mais aussi avec de nombreuses
spécificités. Ainsi, on reconnaît aux tourbières,
entre autres : une
valeur biologique et écologique ; une
valeur scientifique, archéologique et ethnologique ;
une valeur fonctionnelle ; une
valeur économique et une valeur paysagère,
récréative et éducative.
Le
tableau suivant récapitule l'ensemble des intérêts
liés aux milieux tourbeux.
D'après Manneville
O., Vergne V., Villepoux O., 1999 - Le
monde des tourbières et des marais. Delachaux et Niestlé.
p. 231
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Intérêts
scientifiques et paléohistoriques
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Intérêts
concernant l'équilibre de l'environnement
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-archivage
de données permettant de reconstituer les paléoclimats,
les paléoenvironnements et les oscillations du niveau
des mers au cours du Quaternaire
-témoins
d'activités ou de productions humaines anciennes
et fossilisations de corps humains
-
réservoir génétique (flore et faune)
-laboratoire
naturel pour étudier l'adaptation des êtres
vivants à des conditions extrêmes, les réseaux
trophiques, la structure, le fonctionnement et la dynamique
des écosystèmes et des écotones, les
processus de recolonisation, ainsi que diverses théories
de l'évolution (théorie des îles, endémisme)
|
-régulation
climatique en atténuant les périodes de sécheresse
et d'échauffement extrêmes, grâce à
l'évapotranspiration
-étalement
des crues et des étiages dans les bassins versants
(principe du vase d'expansion)
-contribution
à la lutte contre les inondations et l'érosion;
stockage de sédiments
-réservoir
d'eau douce propre à la consommation en eau potable;
recharge des nappes phréatiques
-filtration
et rétention des polluants (sels, matières
organiques) par la tourbe ou les roselières (lagunage
naturel)
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Intérêts
naturalistes concernant la biodiversité et la conservation
des espèces
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Intérêts
économiques divers, sous réserve d'une exploitation
extensive et durable
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-présence
de nombreuses espèces et de biotopes variés
et rares, en limite d'aire et provenant de divers cortèges
biogéographiques
-lieux
encore peu modifiés servant de refuge et de sites
de reproduction au quart ou au dixième environ des
espèces d'une région donnée
-forte
concentration d'espèces intéressantes, très
spécialisées (plantes carnivores, sphaignes,
microarthropodes), endémiques, rares ou menacées;
nombreux groupes taxonomiques de faune et flore représentés
-sites
privilégiés de migration ou d'hivernage de
nombreux oiseaux ou de ponte des batraciens
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-extraction
de tourbe pour le fauchage ou l'horticulture
-extraction
de matériaux végétaux divers : roseaux
comme chaume, bois de chauffe ou d'oeuvre (aulne), joncs,
osiers et bourdaine pour vannerie et tonnelerie
-récolte
de plantes médicinales: rossolis, reine des prés,
salicaire, divers saules
-récolte
de sangsues médicinales pour les saignées
-dans
certains marais, forte production de gibier (oiseaux), de
poissons (anguilles), de grenouilles
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Intérêts
ethnographiques, patrimoniaux et culturels
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Intérêts
pédagogiques et récréatifs (les équipements
doivent rester légers et discrets)
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-témoignage
des relations étroites et harmonieuses entre les
milieux humides et certaines sociétés rurales
-anciennes
pratiques et techniques agricoles, cynégétiques,
de pêche ou d'utilisation des matériaux des
marais et tourbières
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-chasse
et pêche (sous réserve d'une gestion durable)
-randonnée,
tourisme vert et ski de fond
-milieux
très favorables pour une bonne approche et une sensibilisation
à la nature, à sa complexité et à
sa conservation (stages, visites de classes ou de groupes,
sentiers de découverte, observations d'animaux ou
de végétaux, chantiers-nature, écomusées,
approche artistique)
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Valeur
biologique et écologique
Les
tourbières constituent des écosystèmes uniques.
Les facteurs écologiques souvent très marqués
(forte humidité permanente, températures souvent basses,
acidité et pauvreté des eaux parfois extrêmes...)
font des tourbières des milieux contraignants qui abritent
des biocénoses spécialisées, uniques, que l'on
ne rencontre dans nul autre écosystème. Beaucoup des
espèces vivant en tourbières, animales ou végétales,
sont aujourd'hui très rares et/ou menacées à
l'échelle de la France ou de l'Europe ; certaines sont endémiques.
Les tourbières sont ainsi de véritables conservatoires
biologiques.
Selon
Julve (1996), si l'on considère la flore vasculaire française,
environ 6 % des espèces sont inféodées plus
ou moins strictement aux tourbières. Dans la liste rouge
nationale des espèces végétales menacées,
27 espèces (soit 6 %) sont caractéristiques de ces
milieux. Parmi les espèces végétales protégées
en France, 39 (soit 9 %) sont typiques des tourbières. La
plupart des habitats de tourbières sont considérés
comme prioritaires au titre de la directive "Habitats"
et 16% des classes phytosociologiques de plantes vasculaires recensées
en France concernent les milieux tourbeux. Ces chiffres sont à
comparer à la superficie relativement faible qu'occupent
les tourbières en France - à peine 0,1 % du territoire
- ce qui montre la grande valeur patrimoniale de ces milieux.
De
même, de nombreuses espèces animales dépendent
étroitement des tourbières, certaines leur étant
strictement inféodées (espèces tyrphobiontes).
Une
multitude d'invertébrés, notamment, dont certains
sont aujourd'hui en voie d'extinction en France, ne vivent qu'en
milieux tourbeux : plusieurs espèces de papillons, comme
le nacré de la canneberge, le solitaire, le cuivré
de la bistorte ou le fadet des tourbières ; de nombreuses
libellules, comme l'agrion hasté ou l'agrion à lunettes,
plusieurs leucorrhines, le sympétrum noir, la cordulie arctique,
l'aeschne azurée ou l'aeschne des joncs... Ces milieux sont
également le refuge de nombreux vertébrés.
Les tourbières constituent des biotopes indispensables à
la reproduction de certains batraciens, de plusieurs espèces
d'oiseaux comme les busards, le courlis cendré ou le grand
tétras mais aussi de certains mammifères comme la
loutre ou le vison d'Europe. Elles jouent également un rôle
important dans la migration des oiseaux en constituant des zones
de passage ou d'hivernage privilégiées.
Si
les tourbières de France ont une position quelque peu marginale
par rapport à l'aire de distribution optimale de ces écosystèmes,
leur diversité, en revanche, est exceptionnelle grâce
à la situation biogéographique privilégiée
de notre pays, où convergent des influences climatiques atlantiques,
continentales, méditerranéennes et même boréales.
Selon l'importance relative de ces diverses influences, se développent
des cortèges de plantes et d'animaux caractéristiques.
Certaines espèces sont ainsi de véritables témoins
du passé : largement distribuées sur notre territoire
à l'époque glaciaire, ces espèces ont progressivement
régressé à mesure des changements climatiques.
Mais elles ont trouvé dans les tourbières, notamment
en altitude, des zones de refuge dont les conditions micro-climatiques
sont restées presque inchangées depuis des milliers
d'années. Il s'agit de véritables reliques post-glaciaires
à affinité boréo-arctique qui ne se cantonnent,
sous nos latitudes, qu'aux milieux tourbeux d'altitude, notamment
dans le Jura, les Alpes et le Massif Central. Ainsi y trouve-t-on
des espèces au nom évocateur de contrées lointaines
comme la ligulaire de Sibérie, le jonc arctique ou le saule
des Lapons...
Valeur scientifique, archéologique et ethnologique
Les
tourbières sont des écosystèmes originaux dont
l'étude est absolument passionnante. Elles possèdent
un fonctionnement que l'on ne rencontre dans aucun autre écosystème,
tant du point de vue de leur hydrologie que de la genèse
de leur sol, induisant une organisation et un fonctionnement très
particuliers des communautés vivantes. Ce sont de vrais laboratoires
vivants, propices à de nombreuses études et recherches.
Par exemple, les conditions écologiques souvent très
contraignantes qui y règnent et qui trouvent leur apogée
sur les tourbières ombrotrophes ont nécessité,
de la part des organismes qui y vivent, le développement
d'adaptations tout à fait remarquables. Certaines espèces,
comme les droséras, les utriculaires ou les grassettes, sont
ainsi devenues carnivores pour pallier la pauvreté du milieu
en éléments azotés. D'autres, comme l'andromède,
la canneberge ou la camarine, ont un port prostré et possèdent
de petites feuilles coriaces pour limiter les pertes d'eau par évapotranspiration.
Les sphaignes, quant à elles, sont capables, grâce
à de grandes cellules creuses (hyalocystes), de stocker jusqu'à
trente fois leur propre poids en eau, en même temps qu'elles
acidifient et appauvrissent le milieu en éléments
minéraux, rendant les conditions hostiles pour le développement
des végétaux concurrents. Et l'on a récemment
découvert que le lézard vivipare possède une
substance "antigel" dans le sang lui permettant de résister
aux fréquentes gelées dans les tourbières...
Parmi les nombreuses possibilités de recherche qu'offrent
ces milieux, les tourbières constituent des lieux privilégiés
pour l'étude de l'adaptation des organismes face à
des contraintes environnementales extrêmes.
Grâce
aux conditions d'anaérobiose qui règnent dans leur
sol, les tourbières sont aussi d'excellents milieux conservateurs.
A mesure que se forment et s'accumulent les dépôts
de tourbe, des particules organiques, de nature très diverse,
peuvent être piégées dans le sol et s'y trouver
fossilisées. Les tourbières réalisent ainsi
un formidable travail d'archivage en accumulant des informations,
strate par strate, durant les siècles ou les millénaires
de leur existence. L'analyse des dépôts tourbeux permet
de révéler ces informations qui nous renseignent sur
les conditions de formation des tourbières.
L'étude
des pollens (palynologie) conservés dans la tourbe a permis,
par exemple, de reconstituer le paléoclimat et le paysage
végétal des tourbières depuis près de
12 000 ans. Lorsque les tourbières sont exploitées,
la succession des dépôts est bouleversée et
ces informations se trouvent perdues à jamais. La découverte
et l'étude de macrorestes d'origine anthropique - sentiers,
barques, filets de pêche, huttes... voire corps humains ("l'homme
de Tollund", découvert dans une tourbière danoise,
a plus de 2 000 ans) - ont également permis de mieux connaître
l'organisation et le fonctionnement des civilisations humaines européennes,
du mésolithique à l'âge de fer. Les tourbières
ont ainsi un grand intérêt archéologique.
De
même, l'étude de l'utilisation traditionnelle de ces
milieux, de leur exploitation, des relations en tous genres (chasse,
pêche, cueillette...) qu'ont pu avoir les hommes avec les
tourbières, présente un réel intérêt
ethnologique.
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Valeur fonctionnelle
En
plus de leur intérêt patrimonial, les tourbières
possèdent une valeur écologique fonctionnelle. Elles
assurent, en effet, une multitude de fonctions au sein de la biosphère,
en participant notamment à la purification de l'air et de
l'eau, au stockage du carbone ou à la régulation des
conditions climatiques locales (évapotranspiration réduisant
les périodes de sécheresse et d'échauffement).
Elles sont liées aux écosystèmes environnants
par des chaînes trophiques, des mouvements migratoires des
animaux et par l'hydrologie.
Leur
rôle dans le cycle de l'eau revêt d'ailleurs une importance
capitale. Même si les tourbières ne sont pas toujours
les "éponges" que l'on décrivait parfois,
elles possèdent une réelle capacité de stockage
de l'eau, leur permettant de retenir des volumes importants et de
les restituer progressivement aux hydrosystèmes adjacents.
Les tourbières participent ainsi activement à la régulation
des débits des eaux superficielles (écrêtement
des crues, soutien des étiages) et souterraines (rechargement
des nappes). Elles assurent également un rôle de filtration
et d'épuration des eaux (dénitrification, piégeage
et stockage des sédiments, filtration des polluants), leur
permettant de restituer dans l'environnement des eaux de grande
qualité, ce qui en fait des sources naturelles d'eau potable
à préserver absolument.

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Valeur économique
Les tourbières
offrent une multitude de ressources naturelles pouvant trouver des
débouchés économiques dans le cadre d'activités
humaines parcimonieuses et durables. Ces milieux étaient
autrefois intégrés dans l'économie rurale où
l'exploitation de leurs ressources faisait l'objet d'usages traditionnels
extensifs très variés. Beaucoup de ces usages ont
aujourd'hui été abandonnés.
La
tourbe, par exemple, était utilisée comme combustible
pour le chauffage domestique. C'est l'utilisation la plus ancienne
de ce matériau qui s'est poursuivie, en France, jusqu'à
la seconde guerre mondiale. Aujourd'hui encore, la tourbe est extraite
pour servir de combustible dans les régions défavorisées
de certains pays où les tourbières abondent, comme
l'Irlande, l'Ecosse, la Finlande ou l'Allemagne. Si l'exploitation
de la tourbe se poursuit encore en France, c'est désormais
principalement pour son utilisation dans des supports de cultures
destinés à l'horticulture, aux espaces verts ou au
jardinage. La tourbe sert également dans divers procédés
industriels grâce à ses capacités de filtration
et d'échange ionique, utilisées, par exemple, dans
le traitement des pollutions par les hydrocarbures ou pour traiter
et désodoriser des effluents d'origine humaine ou animale
(lisiers d'élevages).
Les
tourbières fournissent également des produits végétaux
pouvant être utilisés en agriculture. La fauche ou
le faucardage des tourbières permet de récolter du
foin ou de la litière pour le bétail, de produire
du fumier ou du compost pour les cultures, ou de fournir des matériaux
pour le rempaillage des chaises ou la couverture des toits en chaume.
Les tourbières peuvent aussi servir pour le pâturage
des herbivores domestiques. Certaines plantes de tourbières,
comme les droséras, le trèfle d'eau, l'airelle des
marais ou la reine des prés, ont déjà révélé
des propriétés médicinales et sont aujourd'hui
utilisées en pharmacologie. Il est probable que d'autres
espèces aient des propriétés thérapeutiques
encore inconnues. Enfin, certaines tourbières (bas-marais
principalement) peuvent être une source importante d'espèces
gibier (oiseaux d'eau) ou de poissons et présenter, de ce
fait, un intérêt cynégétique ou halieutique.

Exploitation
traditionnelle de la tourbe en Nord-Pas de Calais
sur le site
http://pageperso.aol.fr/guinesjl/les_tourbieres.htm
Exploitation
traditionnelle de la tourbe en Picardie (commune de Long)
sur le site http://bacquet.lionel.free.fr/frameset.html
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Valeur
paysagère, récréative et éducative
Les
tourbières sont des milieux qui fascinent, intriguent, éveillent
en nous une curiosité teintée parfois d'une note d'appréhension.
Leur caractère sauvage, notamment celui des haut-marais ombrotrophes
qui ne sont pas sans rappeler quelques paysages lointains de la
toundra ou de la taïga, est propice aux divagations de l'esprit
et à la réalisation de formidables voyages dans l'espace
et dans le temps. L'originalité de ces écosystèmes,
leur richesse faunistique et floristique, les adaptations fascinantes
des êtres vivants qui s'y développent, le témoignage
paléohistorique et archéologique qu'ils révèlent...
incitent à aller à la rencontre de ces milieux uniques.
Jusqu'à
une période encore récente, la richesse de ces milieux
n'était cependant accessible qu'aux seuls spécialistes.
Des initiatives sont nées, ici ou là, pour porter
ces richesses à la connaissance du public, tout en développant
un rôle important d'éducation et de sensibilisation
à l'environnement. En effet, les tourbières sont des
lieux très favorables à une approche de la nature
et de la nécessité de sa conservation, car elles apparaissent
comme des milieux hérités d'un passé de plusieurs
millénaires, faisant partie du patrimoine commun, mais fragiles,
vulnérables et sur lesquels les activités humaines
font aujourd'hui peser une lourde menace. Ainsi, plusieurs sites
se sont vus dotés d'équipements permettant l'accès
et l'information du public : sentiers d'interprétation, expositions
permanentes, visites guidées, classes vertes, chantiers nature...
se développent aujourd'hui, induisant souvent des retombées
économiques intéressantes. Ces aménagements
doivent être discrets, légers, et ces activités
encadrées pour éviter toute perturbation du milieu.
Chaque année,
les "fêtes de la tourbe",
où sont reconstitués des chantiers d'extraction traditionnelle
de tourbe, attirent plusieurs centaines de personnes à Frasne
(25) ou Saint-Lyphard (44)... Enfin, du fait de leurs ressources
en espèces gibier et en faune piscicole, les tourbières
peuvent être le lieu d'activités de chasse ou de pêche.