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le bulletin de pré-inscription

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le programme et le bulletin d'inscription 
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Appel
à communications
Plusieurs
colloques, lors des années récentes, ont réuni
en France scientifiques et gestionnaires sur le thème de
la gestion des tourbières. Ils ont eu lieu à Goutelas
(Loire, octobre 2005), Lamoura (Jura, septembre 2007), Bitche (Moselle,
juin 2008) et Pau (Pyrénées-Atlantiques, juin 2009).
Lors
de ces colloques, nous avons vu apparaître de nouvelles interrogations
sur la connaissance scientifique des tourbières ainsi que
des demandes de la part des gestionnaires. Il est ainsi apparu qu'il
y avait des interrogations sur le pâturage pour lequel un
retour d'expériences reste à faire. Il est également
apparu que l'image de la tourbière restait liée à
celle des tourbières de montagne, à sphaignes, et
que les tourbières alcalines de plaine, celles où
on ne trouve pas la drosera, plante emblématique des tourbières,
n'avaient pas reçu la même attention, bien qu'un ouvrage
récent ait été réalisé sur ce
thème à l'initiative du Pôle-relais Tourbières,
présentant les traits généraux de ces milieux,
puis détaillant, site par site, l'état des connaissances
et de la gestion entreprise. Il a donc été proposé
de consacrer l'essentiel de ce colloque de Laon à ces deux
aspects, et de réserver un temps d'expression à d'autres
aspects de l'étude et la gestion des tourbières.
Ce colloque est issu d'initiatives locale, celle de naturAgora et
du Conservatoire des Sites Naturels de Picardie, et nationale, celle
du Groupe d'Etude des Tourbières et du Pôle-relais
Tourbières.
Thème 1 : Les grandes tourbières alcalines des
vallées alluviales
Consacrer un temps de colloque important à ces milieux nous
permettra d'aborder plusieurs aspects :
- Le fonctionnement de ces écosystèmes.
Souvent de grande dimension, plusieurs centaines à plusieurs
milliers d'hectares, ces milieux correspondent généralement
à de grands aquifères avec lesquels ils entretiennent
des relations souvent complexes, liées à des types
de circulation qui peuvent surprendre lorsqu'on est habitué
aux tourbières de montagne de petites dimensions. Il est
donc important d'avoir une ou plusieurs communications sur ce thème,
qu'elles soient faites par des hydrogéologues qui travaillent
sur ces grands ensembles ou par des gestionnaires eux-mêmes
en fonction de leur expérience.
- L'insertion socio-économique.
La taille de ces ensembles les conduit souvent à être
insérés dans des territoires où les interactions
entre les activités des sociétés, en périphérie
ou au centre des tourbières, sont fortes, le fait d'être
au sein d'espaces agricoles extrêmement productifs en est
un bon exemple. Par ailleurs, leur taille a permis le développement
de communautés qui sont parfois extrêmement liées
à l'espace tourbeux. Enfin, l'histoire des sociétés,
très liées aux modes de valorisation ancienne de ces
espaces, a souvent laissé des traces aussi bien dans leur
perception que dans les rapports entre l'intérieur et l'extérieur
du marais. C'est sur ces trois aspects, socioéconomiques
actuels, définition d'un territoire de vie au sein des tourbières,
poids de l'histoire, que nous voudrions susciter des échanges.
- Gestion actuelle. Ces espaces
ont acquis une valeur patrimoniale importante qui a conduit les
institutions en charge de la gestion du patrimoine naturel à
proposer des modèles de gestion. La spécificité
de ces tourbières est-elle à même de favoriser
certains modes de gestion, par exemple la fauche mécanique
sur de grands espaces, ou bien les modes de gestion standard sont-ils
appliqués ? Par ailleurs, ces modes de gestion peuvent entrer
en conflit ou en complémentarité de modes de gestion
de l'espace définis dans d'autres perspectives (chasse, agriculture
)
Quelles sont les relations entre ces différents objectifs
et les différents modes de gestion qui en découlent
?
- Le peuplier dans l'espace tourbeux.
Ce chapitre est très représentatif des enjeux de gestion
et de leurs implications socio économiques dans ces espaces.
Présenté un temps comme l'un des rares modes de valorisation
possible pour les propriétaires disposant de terrains en
zone humide, le peuplier a pris une forte importance dans les tourbières,
particulièrement celles des grandes vallées alcalines.
Aujourd'hui, pour différentes raisons, le peuplier n'apparaît
plus comme le remède miracle. Il serait bon de faire le point
sur cette évolution et, pour cela, d'associer à cette
réflexion des acteurs de la forêt publique et privée
qui ont, ces dernières années, considérablement
revu la stratégie d'implantation de ces essences dans les
zones humides. Quelle est aujourd'hui la place exacte de cet arbre
dans la tourbière ? Quelle est la rentabilité économique
réelle de ces plantations et comment en tenir compte face
à d'autres enjeux ? Comment envisager la reconversion des
peuplements qui, pour diverses raisons, ont connu échec ou
la fin volontaire de l'exploitation forestière ?
Le colloque de Laon sera précédé de quelques
jours d'une réunion technique complémentaire sur ce
sujet, organisée en Meuse par le Pôle-Relais Tourbières
en collaboration avec le Conservatoire des Sites Lorrains.
Thème
2 : Le pâturage
Le
pâturage a longtemps constitué l'épine dorsale
de la gestion des sites naturels, il manque actuellement un retour
d'expériences sur cette pratique, les frontières sont
souvent floues entre sous pâturage et surpâturage, et
beaucoup de gestionnaires en viennent à se poser des questions
sur son utilité même.
- Les retours d'expérience.
Nous attendons des participants des exposés portant sur la
durée, ce genre de pratique a maintenant plusieurs décennies
d'existence et il convient de trouver des gestionnaires, de préférence
en binôme avec des scientifiques qui acceptent, en toute franchise
de nous faire part de leur vécu sur le long terme. Trois
volets seront particulièrement intéressants à
développer : Pourquoi le pâturage a-t-il été
choisi comme mode de gestion de la tourbière, s'agt-il d'une
décision fondée sur les seules caractéristiques
du milieu ou est-ce une décision qui tient à un choix
de recettes disponibles, voire un effet de mode ? Quelles ont été
les modalités de suivi, y a-t-il eu une continuité
dans ce pâturage et ses modes ? Quel bilan le gestionnaire
et le scientifique sont-ils capables de faire de leur pratique au
terme d'une longue période ?
- Les nouvelles formes de gestion de la
dynamique spontanée. Il y a trente ans, la pénétration
d'une machine agricole dans un espace naturel était mal vécue.
On voit cependant apparaître des matériels adaptés
à ce type de milieu qui ont un impact réduit sur l'état
du sol, parfois bien inférieur à celui d'un pas humain.
Où en est-on de ces nouveaux modes de gestion de la dynamique
d'embroussaillement, comment coexistent-ils avec le pâturage,
quel est le recul que nous avons sur ces expériences et sont-elles
entrées dans le domaine courant ?
- Les relations avec le public.
Le pâturage à des fins de gestion naturaliste est,
tout au moins dans sa définition actuelle, un phénomène
récent, comment cette utilisation est-elle perçue
dans le monde rural qui voit souvent avec étonnement pâturer
des animaux sur ce qui apparaît comme de mauvaises terres,
comment se passe, au-delà des aspects techniques, le dialogue
avec les agriculteurs. Voit-on une évolution des regards
réciproques, comment sont vécus les échecs
par un monde qui regarde souvent avec méfiance ou ironie
ces initiatives. Enfin, la présence d'animaux pâturant
dans un site naturel peut être une source de curiosité
et un lien avec le public qui visite ces sites, comment s'exprime
cette curiosité et change-t-elle la perception globale des
espaces ainsi gérés ?
Excursion
Une
excursion dans les Marais de la Souche est programmée entre
les deux journées en salle. Nous prévoyons qu'elle
soit l'occasion d'assister à des démonstrations de
gestion, c'est-à-dire qu'elles soient l'occasion d'échanges
techniques et pratiques. Les marais de la Souche, plus de 2000 hectares
de tourbe, présentent suffisamment de contextes variés
que nous puissions y passer la journée.
Sur demande, il sera possible d'organiser, pour un groupe restreint,
la visite de sites proches (marais de Cessières, marais d'Ardon).
Communications
Nous souhaitons que la dimension régionale soit équilibrée
par une bonne représentation nationale. Et que, à
côté des retours d'expérience, figurent également
des analyses ou des synthèses scientifiques.
Les propositions de communication, sous forme d'un résumé
d'une dizaine de lignes envoyé en pièce jointe ou
rédigé sur le bulletin de préinscription, accompagnées
d'une présentation brève de l'auteur et de ses coordonnées,
devront être envoyées à l'adresse mail suivante
: j.canive@naturagora.fr
La
date limite de soumission d'une communication est fixée au
15 avril 2010.
Une
deuxième circulaire signifiera aux auteurs l'acceptation
de leur proposition le 15 mai 2010. Le programme définitif
ainsi que le bulletin d'inscription seront envoyés le 15
juin 2010.
Les
organisateurs
naturAgora
regroupe, sur le site de Barenton-Bugny, près de Laon, des
associations liées de très près à la
gestion des espaces naturels (Chasseurs, pêcheurs, randonneurs,
scientifiques de l'ADREE). Les zones humides sont un des espaces
privilégiés de leur action. Régulièrement
y sont organisés des rencontres sur ces thèmes.
Site : www.naturagora.fr
Le
Conservatoire des Sites Naturels de Picardie
est un conservatoire régional dont la mission essentielle
est d'assurer la préservation et la gestion de sites de valeur
patrimoniale. A ce titre, il intervient sur de nombreuses zones
humides et tourbières.
Site : www.conservatoirepicardie.org
Le
Groupe d'Etude des Tourbières
est une association fondée il y a plus de vingt ans et réunissant
des gestionnaires et scientifiques lors de rencontres annuelles
puis, depuis quelques années, de colloques à dimension
nationale ou internationale
Site : www.get.pole-tourbieres.org
Le
Pôle-relais Tourbières,
géré par la Fédération des conservatoires
d'espaces naturels, a été défini par le Plan
national d'action en faveur des Zones Humides ; il assure des missions
de centre de ressources à l'attention des gestionnaires et
contribue à l'organisation de colloques de dimension interrégionale,
nationale et internationale.
Site : www.pole-tourbieres.org
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